L’aventure du Rotary à La Rochelle débute sous l’impulsion d’André Pons, gouverneur du 90e District, et de Joseph Asselin. Après plusieurs réunions préparatoires, le club voit officiellement le jour le 23 mai 1937 et reçoit son admission au Rotary International le 4 octobre de la même année, sous la première présidence d’Albert Miaux. La remise solennelle de la charte, le 22 janvier 1938, marque l’entrée officielle des 17 membres fondateurs dans la famille rotarienne mondiale.
Cependant, ce premier élan est brutalement interrompu par la Seconde Guerre mondiale. Dès l’été 1939, la mobilisation désorganise les effectifs, avant que l’Occupation entraîne la dissolution forcée du club par les autorités nazies. Dans un acte de prudence destiné à protéger ses membres des représailles, le président de l’époque, le Dr Plissonneau, prend la décision douloureuse de détruire la quasi-totalité des archives.
Dès la Libération en juin 1945, l'esprit de camaraderie survit à travers des rencontres informelles qui débouchent sur une refondation officielle fin 1946. Sous l'égide de treize de ses pionniers, le club retrouve sa vigueur et devient rapidement un « club doyen » dynamique. Son rayonnement permet la création de plusieurs clubs filleuls dans la région, notamment à Rochefort, Saintes, ainsi que les clubs La Rochelle-Aunis, La Rochelle-Atlantique , Île de Ré et Châtelaillon-Plage, et pour les jeunes le Rotaract et l’Interact.
Au fil des décennies, l'action du club s'est ancrée localement avec Mon Sang Pour Les Autres, avec « Espoir en tête » pour la recherche médicale et le soutien aux jeunes étudiants par des échanges internationaux. Le club traverse le siècle en se modernisant, tout en préservant l'héritage de ses fondateurs de 1937. En 2004, sous l’impulsion de Roger Lelu et Roland Germon, il s’est ouvert aux femmes. En 2022 nous avions élu le plus jeune président de France à l’age de 26 ans. Aujourd'hui, C’est la 4e fois que l’héritage de cette modernité sera assuré par une présidente, et la parité est proche.